Portraits de citoyens de la Conférence sur l’avenir de l’Europe

Les 200 citoyennes et citoyens de la toute dernière session des Panels Citoyens de la Conférence sur l’avenir de l’Europe se réunissent pour 3 jours au Château de Dublin, en Irlande. Au programme ?  Finaliser leurs propositions pour travailler en Europe, une économie pour l’avenir, une société juste, apprendre en Europe, et une transformation numérique éthique et sûre. Mais qui sont ces participantes et participants tirés au sort pour débattre de l’avenir de l’Union européenne ? Rencontre avec Nedelina, Hristrian, Justine et Sibylline.
Nedelina, Bulgarie, 28 ans 

Nedelina est développeuse pour l’administration postale de Bulgarie. Surligneurs dans la main droite, gommettes dans la main gauche, elle priorise les orientations de la session précédente avec application et rigueur. « Je ne suis pas venue pour me balader dans les rues et boire du café, je suis venue pour faire une différence ! Je suis là pour travailler ! » En tant que développeuse, elle espère pouvoir débattre sur des sujets propres à la transformation numérique. Malgré l’incroyable développement numérique des universités et des secteurs publics et privés, elle aimerait réfléchir à des process de transition qui n’aient pas été réalisés « dans l’urgence de la pandémie covid-19 ». « Nous n’avons pas eu le temps de réfléchir. Nous n’avions pas assez de hardware et notre software était de basse qualité pour une transition saine et innovante ». C’est sur ce sujet qu’elle va plancher aujourd’hui.

« Je prends cette Conférence très au sérieux, je suis là pour travailler !

Nedelina

Bulgarie, 28 ans

Hrisitian, Bulgarie, 18 ans

Hrisitian est un passionné d’Histoire. C’est aussi pour cela qu’il est particulièrement heureux pour cette dernière session d’être à Dublin, ville fondée par les Vikings au XIIe siècle.  « Je suis passionné par les temps médiévaux, les Romans et cette opportunité d’apprendre quelque chose sur l’histoire d’un pays que je connais très peu était une occasion à ne pas manquer ! Le Château de Dublin est très bien conservé, c’est magnifique ! ». En plus de son goût pour l’Histoire, Hrisitian travaille en Bulgarie dans le service client d’une entreprise d’alimentation. Du haut de ses 18 ans, il porte un regard sur l’Europe actuelle : « Ici, on voit bien que l’Union européenne a pris soin du patrimoine irlandais, elle a pris soin de son passé et de ses traditions. Avant, le continent qui comptait le plus de guerres était cette même Europe… Je suis fier d’en faire partie maintenant qu’elle est unifiée et solidaire et de participer à cette Conférence qui j’espère, unifiera encore plus ses nations. »

« L’Europe a été le continent le plus en guerre, aujourd’hui c’est un continent unifié !

Hrisitian

Bulgarie, 18 ans

Justine, France, 39 ans

Chanteuse de pop folk acoustique, Justine est une jeune femme de 39 ans qui a connu un traumatisme dont elle se remet seulement aujourd’hui. Victime d’un viol en 2017, originaire de Bordeaux, elle dit que la Conférence sur l’avenir de l’Europe est aujourd’hui un moyen de lui rendre ce qui lui a été pris il y a quelques années. « Quand j’ai été appelée pour participer, j’ai cru que c’était un signe du destin, parce que j’avais été discréditée à l’époque par la police. A mes yeux, être ici aujourd’hui, c’est comme si on me remboursait mon vécu de l’époque. »

Et elle entend bien utiliser la plateforme pour porter sa voix au sujet des violences envers les femmes… En 2019, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté, par 13 voix et 2 abstentions (Russie et Chine), une résolution pour combattre le viol comme arme de guerre, mais en la vidant de sa substance. Sa résolution aujourd’hui : faire reconnaître par l’UE le viol comme arme de guerre. Son arrivée à Dublin, en Irlande, pour cette dernière session des Panels Citoyens est un souffle d’air pour « parler la langue que je chante, mais que je ne parle jamais ! ».

« C’est un cadeau pour moi que d’être ici après ce que j’ai vécu !

Justine

France, 39 ans

Sibylline, France, 16 ans

Sibylline est une jeune fille de 16 ans, timide et réservée. Plongée dans ses livres de STL (sciences & technologies de laboratoires), c’était un coup dur quand on lui a dit qu’elle allait prendre la parole en public lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe en septembre dernier. Pourtant, elle a pu débattre avec son groupe de discussion au sujet des thématiques qui l’intéressent : les questions LGBTQI+, la jeunesse et l’éducation. « Parfois, j’ai pleins d’infos en tête mais c’est dur pour moi de trouver les mots et d’en parler ». Elle a donc intégré une association, les Jeunes générations écologiques, pour l’aider à parler en public et à avoir confiance en ses idées. Une expérience qui l’a beaucoup aidée dans sa prise de parole lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe. « Aujourd’hui, j’espère que je vais pouvoir parler de mon envie de faire bouger les lignes par rapport aux discriminations dont sont victimes les personnes LGBTQI+ par exemple. »

« Ici, je peux vaincre ma peur de parler en public parce que j’ai des choses importantes à dire.

Sibylline

France, 16 ans

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